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samedi 27 février 2016

Le marteau de l'Empereur

Quoique le niveau de menace dans ce secteur ait baissé sensiblement depuis trois cents ans, l'Imperium maintient constamment sur Burgundia Prime dix régiments de la Garde Impériale, répartis sur les trois continents majeurs de la planète.
C'est une affectation peu glorieuse, qui permet en général à des unités durement éprouvées de se reconstituer en hommes et en armes loin des zones de front, tout en constituant une ultime réserve en cas de conflit à l'échelle sectorielle.

Depuis quatre ans maintenant la capitale, la ruche Lingones IV, est protégé par trois régiments originaires du fameux monde de Necromunda, les VII°, LII° et LXI°, dits respectivement les "Ambulls", les "Rats de tunnels" et les "Pieux", quoiqu'ils se donnent entre eux d'autres noms moins affectueux.
Le capitaine Engel Cruz mène les "Ambull" dans une contre attaque contre le Techno-syndicat Uratritium (TSU). Ces mineurs révoltés avaient donné l'assaut avec succès à un dépôt de munition de l'armée. Des négociations patronales généreuses avec les Seigneurs de la mine se soldèrent uniquement par un millier d’exécution, et la déportation de 50 000 mineurs avec leurs familles vers des mondes forges.


Il s'agit de trois unités d'infanterie mécanisée, surtout destinées au combat urbain, et très clairement équipées pour combattre des insurrections plus qu'une force d'invasion. Cette dernière tâche est dédiée aux sept autres régiments, issus de toute la bordure, et plus lourdement dotés en soutien d'artillerie et de blindés.



Le VII° en manœuvre dans la ruche Lingones IV - on peut apercevoir au fond le commissaire Vilius surveillant le déploiement et les réactions des hommes de la section pendant cet exercice à tirs réels. 

Ces trois unités sont maintenant sur place depuis quatre ans, et doivent bientôt être relevées. Plusieurs cas de collusion avec les gangs locaux ont déjà été relevés par l'Arbites, et signalés à l'état-major planétaire. Il en est ainsi dans de nombreux mondes de l'Imperium, et c'est en général le signe que les troupes deviennent trop liées à leur monde d’accueil pour être considérées comme totalement fidèles à l'Imperium.

La spire de la garde, à Lingones, bourdonne de rumeurs d'affectation et de manœuvres des officiers généraux pour obtenir la meilleure place possible lors de la future réorganisation. Un climat d'attente délétère a lui fini par tomber sur la troupe, qui sait qu'elle sera sans doute renvoyée dans une zone de guerre.
Le gouverneur planétaire Salazar tente de son côté de retarder ce mouvement de quelques années : il sait qu'il va perdre trois régiments enfin dotés en équipement et en troupes pour être remplacés par des unités décimées, à un moment où la situation intérieure se tend de plus en plus.

dimanche 31 janvier 2016

Burgundia - Garde du gouverneur

L'instauration de Burgundia en gouvernorat impérial eut lieu il y a un peu plus de mille ans, quelques années après sa conquête sur la frange orientale. Comme souvent, les vétérans des régiments de la Croisade Honorem se virent attribuer des parcelles, et formèrent au sein même de la colonie des communautés.

Mais tout comme l'Imperium, Burgundia est une et indivisible. Son premier gouverneur, Carlus Temeren, ancien colonel du XIII° de Stygies, créa ainsi la garde burgundienne comme un corps d'élite auquel chaque communauté, spire ou sous-ruche devait verser son lot de combattant.

Mille ans ont vu ce corps planétaire évoluer de nombreuses fois. Les affrontements contre les xenos connurent une certaine intensité dans les premiers temps, avant l'éradication des nids d'Archéo-Banara. L'intervention de chapitres de la bordure, comme les Honored Sons, mit fin à ces affrontements et ouvrirent une nouvelle ère.  Les combats sur les marches devenant plus rares, le pouvoir s'est mis à s'inquiéter de plus en plus des menaces intérieures.

Capitaine de la garde burgundienne en manoeuvre. Notez les couleurs sable et azur de Burgundia sur les spalières.
 Aujourd'hui la garde Burgundienne répond à ces missions intérieures par une mission de propagande - l'apparat de son uniforme manifeste la pompe gouvernoral, mais aussi un rôle politique. En effet une division complète de la garde est dédiée à un rôle de police secrète : renseignement, contre agitation, répression, neutralisation. Si le citoyen burgundien ne voit sur son holo-écran que des soldats rutilants et emplumés, les meneurs ouvriers et les têtes des maisons aristocrates savent qu'il faut redouter les descentes de ces serviteurs de Son Excellence Salazar.


Le caporal Ludwig Oxer fait progresser ses hommes dans un laboratoire clandestin. La plume bleue marque son affectation à la redoutable police politique de Salazar.
Quant au nom de Burgundien lui-même, de nombreuses rumeurs courent, dont celle étonnante de la recette du Grox burgundien.